vendredi 29 juin 2012

Entrez !

Juste une petite photo de ma dernière installation :


Bon, étant donné la canicule actuelle, ce n’est pas le meilleur moment pour apprendre à Antonin à s’en servir (il ne porte guère que sa couche), mais au moins, ça, c’est fait !

Mais, j’y pense, il peut toujours y suspendre son bob… ;-)

mercredi 27 juin 2012

Mobile 3 D

Et le voici, le deuxième mobile de la Damoiselle !


Saviez-vous que le jaune est la couleur que le nouveau-né discerne le mieux, et le bleu, le moins bien ? Il peut être utile de s’en souvenir quand on choisit les vêtements ou les objets de son tout-petit… C’est pour cette raison que le mobile d’octaèdres présente l’octaèdre bleu plus près de son visage, et le jaune, plus loin. On peut aussi choisir de fabriquer trois octaèdres de tailles légèrement décroissantes, le jaune étant le plus petit, et le bleu, le plus gros. C’est l’option que j’ai choisie. Dans ce cas, on place les trois solides à la même hauteur sur la baguette.


J’ai trouvé ce mobile plus rapide à fabriquer que le mobile de Munari ; et s’il est moins spectaculaire, cela fait du bien, un peu de couleurs, non ? 

La seule difficulté réside dans la fermeture des patrons : les dernières languettes auront du mal à rester collées comme vous ne pourrez pas les pincer (il faudrait pour cela avoir des doigts dans le solide, ce qui est impossible à la fin). Une astuce (merci mon homme !) consiste à tracer une 9e face qui viendra recouvrir totalement la 8e. La surface encollée étant plus grande, l’adhérence se fait mieux.

Alors, à vos compas et ciseaux !  :-D

Première oeuvre d'art

Lorsque j’étudiais les arts plastiques au lycée, nous avions un professeur dont la définition de « l’artiste » était particulièrement indulgente : d’après lui, était artiste toute personne qui était exposée. Et comme nous avions tous au moins une grand-mère suffisamment complaisante pour avoir affiché une de nos croûtes dans un recoin de son couloir, nous étions tous très fier d’être des « artistes » !

Et bien, voilà, Mesdames et Messieurs, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon fils est un artiste, un vrai ! Et la preuve en est, c’est qu’une de ses oeuvres, dûment encadrée, orne désormais un des murs de sa chambre !


(Petit aparté concernant l’ensemble chaise-table, dont vous pouvez constater qu’ils ont été transformés : j’ai recouvert les plateaux de Vénilia rouge, et j’ai passé le bois brut à la cire teintante – du moins, c’est en cours, la table n’y est pas encore passée. Un grand merci au passage à la Nounou de mon fils qui me permet, en le gardant deux fois par semaine, de réaliser ce genre de petits travaux… Dire que bientôt je serai Maman de deux bébés à plein temps ! Aïe, aïe…)


Vous savez certainement que la pédagogie Montessori attire l’attention sur l’importance de placer les œuvres d’art (puisque la preuve est faite qu’il s’agit bien de cela) à hauteur de vue des enfants. J’avais un peu peur que mon cadre, placé à portée d’Antonin, ne se retrouve rapidement par terre en mille miettes, mais en fait, non. Pour le moment. 

Proposition à un enfant de 18 mois

Voici quelques clichés des étagères d’Antonin en ce moment.

Dans le salon :


- Une boite à formes évolutive.
- Un puzzle-encastrement des animaux familiers.
- Un bol en bois (ce « jouet » a d’incroyables ressources, faites confiance à votre enfant !)
- Une toupie (grande passion d’Antonin en ce moment).


- Un puzzle-encastrement de formes géométriques.
- Des boîtes gigognes.
- Des formes à enfiler sur tige verticale.
- Des bouteilles d’eau colorées.
- Un panier de balles.
- Un panier de livres.

Pour info, l’oeuvre exposée est de Hundertwasser. C’est un détail de son projet urbain « La ville verte » (1978). Elle va bientôt atterrir sur les murs de la chambre du Damoiseau, d’ailleurs.

Dans sa chambre :



- Un tobbogan pour balles en bois (dans le magasin où je l’ai acheté, ils appelaient ça « une rampe »).
- Des poupées russes : si elles sont un peu difficile à ouvrir et refermer pour les petites mains d’Antonin, je me dis que les présenter ainsi lui fait prendre conscience de l’ordre de grandeur. D’ailleurs, ils les aime beaucoup, et principalement la plus petite : quand on la secoue, on entend un petit bruit ! C’est qu’il y a une septième petite soeur dans son ventre de bois… Je l’ai laissé là par peur des risques d’ingestion.
- Un plumier. Il est à moi, Antonin en est tombé amoureux. Je lui prête. Nous l’avons vidé et le Damoiseau s’entraîne à coulisser le couvercle.
- Un métallophone. Il est au Papa d’Antonin, qui en est tombé amoureux… etc.


- Un loup sur roulettes à tirer. Encore difficile pour le Damoiseau. A partir de quel âge vos enfants se sont-ils intéressés à ce type de jouet ? Antonin préfère lui faire dire « Ouaf, ouaf ! », mais c’est une option aussi.
- Une boite à formes.
- Trois figurines réalistes d’animaux familiers.


- Des livres. Le carton blanc contient en fait des formes à dessins. Je vous en parlerai un de ces jours. Elles sont à moi (et servent à mes élèves). Antonin en est tombé amoureux… Mais bref.
- Un panier de petits instruments.
- Le coffre en osier à côté de l’étagère contient une belle collection de Duplos.

Et vous, que proposez-vous (proposiez-vous/proposerez-vous) à votre enfant de 18 mois ?

lundi 25 juin 2012

Voyage à Fitilieu


Il y a des parents qui sillonnent l’Asie avec leur bébé, d’autres qui traversent l’Afrique en famille (en tandem muni d’une remorque s’il vous plait !)… Et bien, nous, ce week-end, nous sommes allés à Fitilieu ! Chacun a le voyage qu’il peut…

C’était notre première virée avec nos deux bébés, et on peut dire que le voyage s’est déroulé sans accroc… Si on excepte le fait que le Damoiseau a vomi dans une série de virages, que nous nous sommes aperçu à mi-trajet que nous avions faim, qu’il était midi et que nous n’avions pas prévu de pique-nique, que la Damoiselle a hurlé quand la voiture s’est arrêtée (Papa étant vaillamment parti au ravitaillement un dimanche midi dans un bled inconnu), ce qui a eu pour effet de faire pleurer le Damoiseau, pas encore bien remis de son mal des transports… Ajoutez à cela que notre voiture est une minuscule AX sans clim’, et peut-être me croirez-vous que je vous dis que, pour nous, cette promenade valait un tour d’Europe. M’enfin, nous sommes tous arrivés sain et sauf à Fitilieu, en plein zénith (ce n’était pas prévu comme cela à la base, mais pourquoi avons-nous mis tant de temps à nous préparer ? Ah oui, nous avons deux enfants, maintenant, c’est vrai).

Mais que faire à Filitieu, me demanderez-vous ? Et bien cela faisait des mois que je voulais emmener Antonin au parc zoologique, pour qu’il voit de vrais animaux. Voilà qui est fait.


Je crois que le petit tour a vraiment fait plaisir à Antonin. Il a été assez attentif à la profusion de bêtes qu’il voyait pour la première fois. Nul doute qu’il a reconnu les animaux de son imagier, puisqu’il a fait « RRRRHHHHOOOO » devant l’enclos du lion !

Le roi...
... et la star !

Pour moi, j’ai tout de même trouvé qu’un circuit d’une heure trente, c’était trop long pour son âge. D’ailleurs, nous ne l’avons pas fait en une heure trente ; Antonin passait parfois sans s’arrêter devant certains enclos, alors que d’autres retenaient plus longtemps son attention. Si les animaux était un tant soit peu cachés ou immobiles, nous ne nous éternisions pas.


De plus, la proximité avec les animaux n’était pas optimale. Forcément, quand les animaux en question sont des loups ou des tigres blancs, on ne laisse pas votre bambin s’en approcher, et c’est normal. Mais franchement, j’ai préféré l’enclos des moutons d’Ouessant ou celui des cochons d’Inde ! Si vous connaissez en France un parc où les enfant peuvent nourrir et caresser des girafes, faites moi signe, s’il-vous plait !


La prochaine ballade sera plus modeste : nous irons au parc du château de Vizille caresser les poneys ! C’est moitié moins loin de Grenoble…

Mais bien sûr, nous retournerons au zoo de Fitilieu… dans un an ! Je vous en reparlerai certainement !

Activités entre 14 et 18 mois

Au moment où je commence cet article, le temps est maussade à nouveau, et Antonin et moi avons parfois des journées un peu bizarres du fait que nous suivons au mieux le rythme de Louiselle, qui vient d’avoir un mois : pas toujours évident de sortir se dégourdir les jambes, donc. C’est donc le moment d’être inventif quant aux activités proposées à la maison, et de se recentrer sur l’essentiel. J’en profite aussi pour faire un petit bilan de ce qui a le plus occupé Antonin ces derniers mois, en espérant pouvoir donner des idées à d’autres parents !

Qu’est-ce qui passionne Antonin en ce moment ? Je constate qu’il ne se lasse pas de prendre des choses, de les regarder, de les entrechoquer, de les empiler, de les emboîter, de les ranger… et de les ressortir.

L'activité préférée d'Antonin appliquée à ma bibliothèque jeunesse

L'activité préférée d'Antonin
appliquée à la garde-robe de sa soeur

Voici donc ses jeux préférés :

- Les boîtes à formes et les cubes qu’elles contiennent. On considère que ce jeu n’est pleinement maîtrisé que vers 4 ans, quand l’enfant est capable de désigner l’emplacement où va s’insérer un cube sans avoir besoin de vérifier matériellement en y enfonçant le cube. Comme on peut proposer ce jouet dès que l’enfant est capable de saisir, autant dire qu’il s’agit d’un bon investissement… Pour le moment, Antonin maîtrise complètement certaines formes (cylindres, cubes) et tâtonne encore pour d’autres. Mais surtout, il invente de nouvelles façons de se servir de ces jouets quotidiennement ! C’est ce qui fait leur attrait principal ! C’est le jouet idéal en cas de famille compulsive, car vous pouvez collectionner les modèles, et cela ne coûte pas très cher, surtout d’occasion.


- Les grandes cuvettes, égouttoirs, plats en fonte, planche à découper, poêle à frire… Plus c’est gros et lourd, plus Antonin adore. Bon, je vous préviens, si vous avez un voisin du dessous, il aura du mal à comprendre pourquoi votre casserole chute 20 fois en 5 minutes un dimanche matin à 7h00… C’est le cas du mien, en tout cas. Mais peut-être est-ce un esprit particulièrement obtus… :-D

- Les anneaux qui s’enfilent sur une tige. Il en existe des modèles qui proposent d’enfiler les anneaux à l’horizontale, mais je n’en ai jamais trouvé. En tous cas, les deux modèles dont dispose Antonin lui font énormément de profit. Il ne s’en lasse pas, et sait à présent enfiler les éléments dans l’ordre croissant sur la tige. C’est émouvant de le voir se tromper et se corriger !


- Les boîtes gigognes. Ce jouet-là a été dégoté en supermarché et nous a coûté moins de 5 euros. Il a tellement servi que les dessins imprimés sur le plastique sont effacés ! Antonin le réalise à toute vitesse, il le connaît par coeur ! Nous avons aussi des poupées gigognes russes que je lui propose de temps en temps, mais elles sont vraiment difficiles à ouvrir et à refermer.


- Les livres cartonnés. C’est l’âge transitoire où le livre va passer d’un simple objet à manipuler à un objet « investi d’esprit » : l’enfant va commencer à s’intéresser de plus en plus finement aux illustrations et à ce qu’elles représentent, ainsi qu’au récit lui-même. Je pense qu’il est important de lire les histoires en respectant au mot près ce qui est écrit, car c’est ainsi que le petit va construire la permanence de l’écrit. Mais rien ne vous empêche, après avoir lu une page, de prendre le temps de décrire ce que vous voyez sur l’image avec votre enfant. D’ailleurs, il y aura dans votre voix un changement d’intonation subtile qui fera qu’il comprendra la différence entre le temps où vous lisez et le temps où vous parlez de ce que vous avez lu. Les histoires simples à portée de l’enfant sont à privilégier, ainsi que les imagiers, l’idéal étant que les illustrations soient des photos et qu’il n’y en ait qu’une par page (vous pouvez les fabriquer vous-même !).

- Les encastrements. Privilégiez les puzzles dont les éléménts comportent de petits « boutons » pour la saisie et qui sont séparés les uns des autres : un élément représente un chien, un autre, plus loin, un chat. Mais reconstituer un chien à partir de plusieurs morceaux est encore trop compliqué pour cette tranche d’âge. Le puzzle ci-dessous a été dégoté dans un petit magasin de commerce équitable juste en bas de chez moi. Les emplacements des formes sont peintes de la même couleur que les éléments, ce qui fournit un indice supplémentaire à l’enfant. Antonin connaît trop bien ce puzzle, qu’il a eu à Noël ; il va falloir que je lui en trouve d’autres à son niveau…

- Les balles.

- « Faire la vaisselle » et « laver la salade »,  et autres « jouer avec l’eau » :


Ne faites pas comme moi qui ait commencé par proposer un petit escabeau à mon fils : à cet âge, on ne peut gérer à la fois son équilibre et une activité aussi passionante que « se brosser les dents en inondant la salle de bain ». Et même si Antonin savait fort bien monter et descendre de l’escabeau, je devais rester à côté de lui pendant l’activité… ce qui n’est pas le but recherché. A présent, comme vous pouvez le voir, j’utilise un large fauteuil qui me rassure complètement et me permet de m’éloigner (un peu).
Dans le même esprit, si vous permettez à votre enfant d’accéder à votre évier, sé-cu-ri-sez ! Votre vaisselle aura été faite et débarrassée, seul les objets qui ne présentent aucun risque seront laissés à portée. Moui, sur la photo, vous pouvez constater qu’un bol est en train de sécher… Pas bien ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! (D’ailleurs, le jour de la photo, il y a eu de la casse, voilà, je suis punie, la morale est sauve !!).
Autre erreur à ne pas reproduire : couvrez votre petit d’un bon tablier imperméable (ou d’un sac poubelle percé pour la tête et les bras). Et préparez-vous à laver le carrelage avec l’eau renversée ! Allez, au moins, ce sera fait, prennez-ça avec le sourire…
Dernière chose concernant cette activité : Il y a un temps pour tout ! C’est ma phrase préférée du moment : oui, il y a un temps, où vous, vous avez besoin de faire la vraie vaisselle, et vite. Ce temps-là, votre enfant le passe dans sa chaise haute (à jouer avec la poêle à frire). Ou dans sa chambre, s’il a un caractère suffisamment indépendant. Ce n’est pas parce qu’il a le droit d’accéder à l’évier pour certaines activités qu’il a le droit d’y accéder toujours. Ne culpabilisez pas s’il grogne, un petit de cet âge est capable de comprendre que ce sera son tour « plus tard » ; et puis c’est l’apprentissage de ces petites frustrations qui font grandir…

- La boite à trésor de la cuisine : j’y entrepose des boites en plastique avec couvercles, moules à gâteaux, lunch-boxes, passoire en plastique, bacs à  glaçons etc. Il y a également une réserve de bouchons de bouteille de lait, et une autre de couvercles de petits pots. À disposition aussi, la réserve de carton et papiers à jeter, par définition sans cesse renouvelée.

- Jouer à fermer les fenêtres. Bon, pour cette activité, il faut être dans la pièce (nous habitons au deuxième étage !). Lorsque nous aérons, Antonin se précipite pour pousser et tirer les battants, avec jubilation. D’autres enfants le feront peut-être avec des portes. Antonin sait maintenant fermer toutes les portes de la maison et il s’entraîne activement pour apprendre à les ouvrir. Nous l’avons toujours laissé faire (exit les « bloque-portes ») et Antonin ne s’est jamais coincé les doigts (sauf une fois à cause d’un courant d’air…).


- Passer l’aspirateur et balayer.

- Un porte-feuille garni ; vous avez bien lu… En fait, tout a commencé comme ça :


J'ai réfléchi : est-ce que je laissais faire ou pas ? J’ai décidé que oui. Après tout, ça n’est pas dangereux et cela m’oblige à ranger mon sac régulièrement. La seule chose, c’est de bien vérifier avant de sortir que carte bleue ou carte Vitale ne se soit pas glissée sous le tapis ! Mais bon, on a beau être un ange de patience (…), parfois, c’est lassant tout de même de se faire piquer ses affaires… Alors nous avons offert à Antonin un vrai porte-feuille (pas cher, pas cher !) que nous avons garni de toutes les cartes de visite, fidélité etc. que nous n’utilisons pas. Il est ravi, mais préfère quand même celui de sa Maman.

- Une dînette, un ensemble seau-pelle-rateau et quelques éléments de vaisselle « véritable » mais bien à lui. La démarche est la même : Antonin a le droit de jouer avec notre vaisselle si nous ne l’utilisons pas et si elle ne présente aucun danger. Mais nous étions un peu las de lui disputer nos mug de café tous les matins. Nous lui avons donc acheté un mug pour lui (pas cher, pas cher !). Et nous lui donnons une petite cuillère pour qu’il la fasse tinter dans le mug. Bon, il préfère toujours les nôtres, et nous devons encore ruser interminablement à 7h00 du matin pour préserver notre breuvage (et éviter que le Damoiseau ne s’ébouillante). Bon, il en est déjà à son troisième mug, car évidemment, à force d’être trimballés partout toute la journée, ces lâcheurs cassent (et donc pas cher + pas cher + pas cher = …). Mais ça fait une leçon de choses à Antonin ("Tu vois, ça casse"), et puis, il les aime tellement, ces mugs !!

- Quelques figurines réalistes d’animaux connus : chez nous, le chien, le chat et le lapin. Le grand jeu est de les mettre en relation avec leur photo dans l’imagier des animaux et d’imiter leur cri (quoique le cri du lapin, je vous l’accorde…). C’est adorable d’entendre Antonin imiter le chien et le chat !!

- Des poupées et des nounours.

- De petits instruments de musique. Surtout ceux qui se secouent. Souffler est encore un peu compliqué.

- Des petites bouteilles d’eau colorée. Si je savais au moment où j’ai fabriqué ce jouet (il y a plus d’un an, à présent!) à quel point il allait servir ! Le fils d’un de nos amis, qui a bientôt 5 ans, nous le réclame toujours quand il vient nous voir !

D’autres idées ?

Ma fille est merveilleuse !

La première nuit de sa vie, Louiselle a dormi.

Comme j’exprimais ma surprise et mon contentement aux sage-femmes le lendemain, il me fut répondu : « Ah oui, la première nuit, soit les bébés pleurent beaucoup, soit il dorment beaucoup. »

J’avais eu de la chance, quoi. Et bien tant mieux, parce que j’avais une nuit blanche dans la tête, moi, avec cette histoire d’accouchement.

La deuxième nuit, Louiselle a dormi de 22h à 4h du matin. Après une petite tétée, elle s’est rendormi jusqu’à 7h.

Un deuxième coup de chance, sans doute.

Mais la troisième nuit, il en fut de même. Et la quatrième. Et ainsi de suite. 

Sauf cette nuit. Cette nuit, ce fut la 46e nuit de la Damoiselle. Elle dormit de 21h30 à 6h du matin.

Si son frère, lui, ne nous avait pas tiré du lit plusieurs fois à cause d’une fichue rinophraryngite qui l’empêchait de bien respirer, cela aurait été ma première nuit sans interruption depuis deux ans.

Dommage… Mais mon petit doigt me dit que c’est pour bientôt.

Et, après cette grosse nuit, que fait la Damoiselle pendant que j’écris ?

Dodo !

Je crois que je vais en profiter pour piquer un  petit roupillon moi-même, tiens…

Merci, ma fille, tu es merveilleuse !

mercredi 20 juin 2012

Des nouvelles d'un petit derrière

En écho à cet article, je me penche à présent sur la garde-robe du Damoiseau. Ah, les joies domestiques du changement de saison, quand on s’aperçoit que tout est trop petit (sauf ce qui est trop chaud ou trop léger…) et qu’il faut tout renouveler ! Allez, il faut se mettre en chasse de jolis petits vêtements pratiques, alors vivent Emmaüs et les soldes !

Depuis la dernière fois où j’ai opéré un tri de fond dans la garde-robe d’Antonin, deux changements radicaux ont eu lieu :

- Le Damoiseau a appris à marcher.

- Le Damoiseau a désormais 4 séances de pot quotidiennes. L’apprentissage de la propreté m’inquiétant fortement a priori, j’ai décidé de ne pas attendre les 18 mois fatidiques et à 14 mois, j’ai pris l’habitude de mettre Antonin 1 fois par jour sur le pot. De tout le mois, il n’y a jamais rien eu dans le pot, ce qui fait qu’il n’a absolument pas compris l’intérêt de ces séances, qu’il assimilait, je pense, à des temps de lecture ! Lorsqu’il eut 15 mois, je passais à deux séances quotidiennes, et miracle ! Au bout de 15 jours un magnfique caca se lovait dans le creux du pot ! Grands bravos et manifestations de joie. Le Damoiseau, souriant d’un air un peu incrédule, s’efforçait de comprendre ce qui nous mettait ainsi en liesse. Il a vite compris. A 16 mois, nous sommes passé à 3 séances de pot, et à présent Antonin y va 4 fois par jour. Il y a presque toujours quelque chose et le Damoiseau est très fier de porter avec nous le pot rempli en triomphe jusqu’aux toilettes, pour « dire au revoir au caca ». Nous continuons comme ça jusqu’à la prochaine étape, qui sera qu’Antonin sache dire quand il est en train de faire pipi ou caca, puis quand il a envie de faire pipi ou caca. J’ai conscience que cela peut prendre des années, mais je suis à présent pleine de patience, tant ces séances de pot se passent bien. Me voilà rassurée et confiante. Le but en l’y mettant n’a jamais été qu’il devienne propre (il est bien trop petit), mais qu’il fasse connaissance avec l’objet, et que je puisse l’y asseoir sans qu’il hurle ou se mette à cavaler dans tout l’appartement. (*)

En fait de vêtements,
le Damoiseau ne porte pas grand chose ici...

(Admirez au passage ma magnifique « table de pot », découpée dans un carton de couches… Quand on vous dit qu’entourer l’enfant de beaux objets, c’est important !!)  ;-D

Tout ce petit détour pour expliquer que le derrière du Damoiseau doit être à présent accessible, et que j’évite de le coincer sous des vêtements une-pièce fermés par 20 boutons-pression. A chaque âge ses besoins, et Antonin a à présent une garde-robe de garçonnet, et non plus de bébé. En exclusivité, voici donc ma checking list pour la nouvelle saison :

- 3 pyjamas 2 pièces, sans pieds. Je couvre bien Antonin la nuit malgré la chaleur, car je ne lui mets plus de turbulette et il n’a pas encore le réflexe de se glisser lui-même sous la couette quand il a froid.

- 4 paires de chaussettes taille 22.

- 4 T-shirts à manches courtes (ou marcels), 2 à manches longues.

- 3 gilets à fermeture éclair. Je continue à les préférer aux pulls qu’il faut passer par la tête. De plus, Antonin est capable d’ouvrir les glissières et d’ôter tout seul ses gilets, chose qu’il ne peut pas faire avec un pull. J’aime bien quand il me signifie ainsi qu’il a trop chaud ! Et vivement qu’il puisse les remettre !

- 1 bermuda. Cela suffit, car quand il fait chaud, on peut le laisser en couche. Et quand il fait très chaud, tout nu !

- 1 pantalon léger et 1 autre un peu plus chaud. Exit les jeans, je les trouve trop rigides et peu confortables pour les tout petit. Surtout quand la mode est aux coupes étriquées. Je fais attention (et c’est vrai aussi du bermuda) que la taille soit élastiquée. C’est plus confortable et Antonin saura ainsi les mettre et les ôter plus vite.

- 1 paire de chaussons souples ; une paire de chaussures fermées ou des bottes en caoutchouc ; une paire de chaussures ouvertes. Toutes seront si possible avec des scratchs pour favoriser l’autonomie de l’enfant.

- 1 ciré et une veste, un bob ou une casquette.

Ajoutons à cela d’immenses torchons qui, chez nous, remplacent les bavoirs et ne servent qu’aux repas d’Antonin. L’autonomie, ça salit, et si le Damoiseau n’était pas assez protégé, il faudrait le changer après chaque repas… et donc prévoir le double de vêtements que ceux cités ici !

(*) : Il est bien évident que je relate ici une expérience personnelle qui n’est en rien un exemple ! Je suis sûre que bien des psy y trouveraient à redire !

mardi 19 juin 2012

Garde robe pour bébé non marcheur

Je suis sincèrement désolée pour tous les gens qui ont offert à Louiselle d‘adorables petites robes taille 3 mois… J’aurai dû préciser que je n’en voulais pas, mais je n’anticipe jamais le fait que les gens font faire des cadeaux ! Et pourtant, je sais, oui, pour une naissance, c’est prévisible….

Mais voilà, Louiselle ne porte pas de robe (ni de pantalon, d’ailleurs) : elle n’aime pas ça.

Je n’avais jamais pensé à cela avant de devenir Maman, mais la plupart des vêtements pour bébés sont créés pour plaire aux adultes qui les achètent. Mais les petits jeans rigides qui serrent le bidou ou les robes à falbalas, non, les bébés n’aiment pas ça.

Chez nous, jusqu’à ce que le bébé marche, nous favorisons les vêtements sans cols, boucles et autres fioritures, qui couvrent le ventre sans le serrer. En tout et pour tout, la garde-robe idéale d’un tout-petit se compose donc de :

- Autant de bodys qu’il y a de jours de la semaine, à manches courtes ou longues selon la saison. Attention à ce que les modèles soient dits « croisés », c’est-à-dire qu’ils s’ouvrent sur le devant. Dans le même esprit, on préfère les gilets aux pulls. Cela parait évident, mais je suis entrée dans 3 magasins cette semaine qui ne proposaient que des modèles de bodys s’enfilant par la tête ! Pour un tout-petit d’un mois, ça n’est pas du tout adapté !

- Une dizaine de pyjamas, en velours ou coton selon la saison. C’est LE vêtement idéal, qui ne sert pas que pour dormir…

Image de pub qui ne fait trop pub...
Ce pyjama est adorable, non ?

- Des combinaisons, salopettes ou barboteuses (environ sept en tout) : les premières peuvent servir de sous-vêtements à la saison froide. Les barboteuses sont de très pratiques tout-en-un pour l’été. Mais vous pouvez aussi laisser votre bébé tout nu !

Image de pub qui fait très pub
(ah, les pétales de rose et la bouille retouchée !!)
En tous cas, pratique ne veut dire laid, n'est-ce pas ?

- Des chaussettes en coton, un bob pour la belle saison, un bon bonnet péruvien pour l’hiver. C’est le seul bonnet à ma connaissance qui protège bien les oreilles !

Ceci n'est pas une image de pub ;-D

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir le modèle que j’ai tricoté pour Louiselle et qui s’est avéré bien utile les jours de vent et de pluie. J’ai une tendresse particulière pour ce bonnet, car j’ai commencé à le confectionner la veille du jour du terme en me disant : « Bah, de toute façon, je ne l’aurai pas fini avant la naissance ! Dire que je vais connaître ma petite fille avant qu’il ne soit terminé ! ».

Pensez-vous… La Damoiselle avait 3 jours de retard sur le terme, j’ai même eu le temps d’ajouter un joli pompon !! 

lundi 18 juin 2012

Cinq semaines et un couffin

La Damoiselle a eu 5 semaines vendredi dernier et ce week-end j’ai senti que c’était le moment d’ôter définitivement la capote de son couffin. Elle est à présent familiarisée avec les variations de lumière de l’appartement et ses yeux sont moins fragiles qu’à sa naissance ; le regard se précise, et les cils, « rideaux » naturels, poussent.

Et surtout, Louiselle est de plus en plus curieuse d’observer ce qui l’entoure. Allongée confortablement sur le dos, les vertèbres bien à plat, elle peut bouger la tête à droite et à gauche, agiter les membres tout en étant « contenue ». Elle peut somnoler quand elle le souhaite et dormir aussi longtemps qu’elle le veut puisqu’il est très facile de déplacer le couffin sans l’éveiller.


Je ne regrette vraiment pas de m’être débarrassée du transat qui fut celui d’Antonin avant que je ne m’aperçoive que cela entravait son développement moteur ; ce couffin est une excellente alternative !

dimanche 17 juin 2012

La paix dans le monde

Antonin est vraiment heureux de la naissance de sa petite soeur. Ce ne sont que sourires, câlins et compagnie. Je constate qu’il existe déjà entre eux une interrelation très riche et très tendre.


En accord avec Jean-Jacques Rousseau, j’ai toujours pensé que les hommes étaient bons par nature. D’après ce grand Monsieur, c’est la société (et principalement l’éducation) qui les pervertit et les rend méchants. En observant mes deux bébés, et cet élan d’affection qu’ils ont l’un pour l’autre, je me dis que, oui, le petit d’homme est un être d’amour.

Et aussitôt après, je pense aux habitants de Holms, massacrés depuis plusieurs mois sans que la communauté internationale ne bouge le petit doigt. Je pense à tous ces enfants, des enfants comme les miens, bons par nature, qui vivent dans la terreur, et qui ne connaissent plus que la faim et le manque de soins élémentaires.


Je repense souvent à la scène centrale de Children of men (film aussi dur qu’il est beau, âmes sensibles s’abstenir) : là où il n’y a ne serait-ce qu’un enfant, la guerre devrait cesser immédiatement. Guerre et enfance ne sont pas compatible. En fait, guerre et humanité ne sont pas compatibles. Puisque l’humanité est bonne par nature ! Comment en est-on arrivé là ?

Comment pouvons-nous laisser la ville de Holms se faire rayer de la carte ? Comment pouvons-nous expliquer à nos enfants, les yeux dans les yeux, que nous laissons faire une chose pareille ?

Depuis le début de l’époque moderne, des philosophes mettent l’accent sur le lien qu’il y a entre une éducation pertinente et respectueuse, et la fin du despotisme et de ses corrélats : l’ignorance, la haine de l’altérité et le délire de toute-puissance. Maria Montessori est une de ces philosophes qui soutiennent que la paix universelle est possible. Elle propose même une méthode pour y parvenir, sur laquelle elle a travaillé toute sa vie et qui paraît tenir la route, même un siècle plus tard. Pourquoi ne pas avoir encore essayé ? Que risquons-nous ? De quoi avons-nous peur ? Ou bien la paix dans le monde ne serait-elle pas le voeu le plus cher de nos dirigeants ?

En élevant mes enfants, je pense beaucoup au monde de demain qui sera le leur et j’exhorte mentalement, de toutes mes forces, l’ONU à intervenir immédiatement et à faire évacuer de Holms ces milliers de familles comme la mienne, prises en otage dans ce cauchemar atroce.

Car sinon, que dirons-nous à nos enfants demain ?

jeudi 14 juin 2012

Nos journées entre filles

Jusqu’à mi-juillet, Antonin continue d’aller chez sa nourrice deux fois par semaine, afin que Louiselle et moi nous reposions et trouvions nos marques. J’aime ces journées « entre filles », au calme – bien que souvent elles servent aussi à courir à travers la ville pour réaliser les multiples démarches nécessaires (et oui, il est plus facile de trimbaler un bébé que deux !).

Le reste du temps, je ne fais pas grand chose. Tant pis pour le ménage, la vaisselle et la cuisine, tant pis pour tous les articles que j’aimerais écrire sur ce blog. Je regarde ma petite fille.

Il y a des gens (pleins de gens) qui disent : « Bah, à cet âge-là, « ça » ne fait pas grand-chose : « ça » mange, « ça » dort, et pis c’est tout. » J’ai même entendu dire une fois : « Tout-bébé comme ça, « ça » n’est qu’un tube digestif. »


AH BON ? Et ces gens étaient parents ? Ben oui, pourtant. Et bien moi je dis au contraire que si nous avions une activité aussi intense que celle du nouveau-né, nous aurions besoin, nous aussi, de dormir 16h et de prendre 6 repas par jour. On peut essayer de petits exercices tout simples pour s’en convaincre.

Le nouveau-né est en train de construire un monde. Et si on l’observe un tant soit peu, on pourra le voir faire, écarquillant ses yeux fragiles, ou au contraire les fermant à demi comme pour se protéger, les narines frémissantes, la langue exploirant le palais et les lèvres, et tout l’épiderme tendu, pour ainsi dire, vers le monde extérieur.

Il ignore que ses bras, ses jambes lui « appartiennent » et il ne les distingue pas du corps de sa Maman contre laquelle il est blotti, du matelas sur lequel il est posé. Essayez trois secondes d’oublier les limites de votre corps. Essayez d’oublier toutes les catégories que vous avez apprises, de regarder la table en oubliant qu’elle a des contours, de ne plus voir ce qui la distingue de la chaise à côté d’elle, ou du sol sur laquelle elle est posée. Imaginez que « table-chaise-sol » soit un tout discontinu. Essayez pour cela d’utilisez tous vos sens, et de percevoir tous vos sens comme un seul. Essayez de ne pas trier les informations qui nous arrivent. Ereintant, n’est-ce pas ?

Le bébé n’a pas besoin de l’imaginer, c’est ainsi qu’il perçoit les choses. C’est parce qu’il va voir la chaise bouger des centaines de fois par rapport à la table qui reste fixe qu’il va construire que table et chaise sont séparés. C’est parce que son bras va passer devant ses yeux des centaines et des centaines de fois qu’il va construire qu’il y peut quelque chose, que ce n’est pas extérieur à lui comme quand ce couffin bouge (des centaines et des centaines de fois).

Ce que fait le nouveau-né est incroyablement plus intelligent que le petit exercice que je vous ai proposé (et pourtant, vous n’y avez pas vraiment réussi, pas vrai ? Normal…).  ;-)

Alors, aidez-moi : arrachez les yeux… convainquez gentiment les prochains qui vous diront que le tout-petit n’est qu’un tube digestif !  :-D

vendredi 8 juin 2012

Débordée ?

Moi, débordée, avec deux bébés ????

Pfiou !! Pensez-vous !

Comment le pourrais-je puisqu’Antonin m’aide ?


Bon OK, l’aspirateur n’est pas branché… Mais c’est l’intention qui compte, non ?  :-D

mercredi 6 juin 2012

Langage passif

Source de l'image

Quoique le vocabulaire d’Antonin, 17 mois, soit encore très limité, je suis vraiment étonnée de constater, depuis plusieurs mois dejà, à quel point il comprend tout !

Si nous cherchons un objet, il cherche avec nous… et le trouve, bien souvent ! En particulier s’il s’agit de ses chaussures, de ses chaussons ou de ses chaussettes !

Il comprend très bien que certains objets (biberons, bavoirs, bobs…) soient à sa petite soeur, même s’il possède lui-même des objets très similaires. D’ailleurs quand il en trouve un qui traîne, il le lui apporte.

Si nous citons un de ses albums, il va le chercher !

Il salue à bon escient, souvent par geste. Antonin ne sait pas dire « Bonjour », mais maitrise le « A’voir ». Tout y a droit : « Au revoir » quand on sort d’une pièce : « au revoir la cuisine, au revoir la salle de bain, au revoir, la chambre des parents !! ». Nous disons aussi « Au revoir » au contenu du pot lorsque nous le vidons dans les toilettes (« A’voir caca ! » : la première phrase à deux mots de mon fiston !!). Et surtout « Bonjour » à Louiselle dès que l’occasion se présente (20 000 fois par jour, oui, c’est cela).

Si nous lui demandons « As-tu faim ? Veux-tu manger ? » ou « As-tu sommeil ? Veux-tu faire dodo ? », il nous « répond » (généralement la réponse est oui !) en désignant la porte de la cuisine… ou la réserve de tétines ! A vrai dire « tétine » et « dodo » sont tellement associés dans son esprit que je me demande s’il ne croit pas qu’on lui demande s’il veut téter ! (ce qui expliquerait l’enthousiasme…).

Si je réclame un « calin » ou des « bisous« , Antonin me les accorde, grand seigneur ; quoique depuis quelques temps, il préfère m’apporter ses peluches et sa poupée pour que je puisse combler mon besoin de tendresse sans le déranger. Oui, bien sûr, après tout, c’est pareil…

Ne parlez surtout pas de chien à la maison ! Même coincé dans une phrase complexe, le mot lui saute à l’oreille, et Antonin bondit comme un diable sur son imagier des animaux qu’il ouvre à la bonne page avec fébrilité en répétant « chien », « chien » (ou moins quelque chose qui y ressemble, le [ch] étant plus suintant, un peu mouillé, et le [ien] plus nasal… Qu’il est compliqué à dire, ce mot si important !).

Les exemples sont si nombreux dans une journée, que je pourrais multiplier les anecdotes et écrire toute la journée !

Un présent en noir et blanc

Le parc de Louiselle s’est agrémenté d’une deuxième décoration :


Avouez que vous ne vous attendiez pas à cela et que nous sommes loin des jouets pour bébés classiques… 

Mais puisque la vue encore basse de la Damoiselle se plait aux contrastes forts, le noir et blanc est ce qu’il y a de plus adapté à cet âge (c’est sur ce principe qu’a joué Bruno Munari en créant son mobile). Et « tant qu’à faire », autant que l’oeuvre proposée soit belle, le tout-petit y est bien plus sensible qu’on ne pourrait le croire. Et comme j’avais remarqué que Louiselle avait souvent la tête tournée de côté (alors que le mobile est, bien sûr, au dessus d’elle), je me suis dit que ce serait bien de lui proposer quelque chose à côté d’elle.


Je me suis donc procuré un joli petit poster, ici une affiche de Will H. Bradley, un des précurseurs de l’art nouveau (et contemporain de Munari outre-atlantique !!) ; je l’ai fait coller sur du carton-mousse pour qu’il soit protégé tout en restant léger (penser à d’éventuelles chutes sur le bébé, on ne sait jamais). Bien sûr, il pourra être accroché au mur plus tard.

Verdict : Louiselle aime autant son mobile que son poster !

Oh !

Ouah !

mardi 5 juin 2012

Versés


Pour Antonin, jusqu’à présent, les versés et autres transvasements se limitaient à l’heure du bain :


Évidemment, c’était un gros avantage pour moi, puisque je n’avais, ensuite, pas d’eau à éponger !

Antonin s’entraîne depuis des mois à transvaser de gros objets tels que cubes, duplos, etc. C’est même une de ses activités préférées !

Antonin en février dernier
Antonin en mars dernier

Mais je ne lui ai jamais proposé de transvasements de gros haricots ou de pâtes, car les risques d’étouffement m’effraient un peu… Savez-vous qu’il y a à peine plus d’un mois, le Damoiseau a avalé un écrou ? Je n’avais rien vu, mais il s’est mis à pleurer très violemment et à tousser étrangement, j’ai tout de suite su qu’il avait avalé quelque chose ! Il est devenu tout rouge et a vomi au milieu du salon (son déjeuner… et l’écrou). Et puis c’était fini, mais j’ai eu très peur !! J’ai également en tête une autre anecdote, fraîche de cette année : je proposais des transvasements de haricots à mes élèves de Petite section, et une élève (une GRANDE fille de 3 ans !) a trouvé moyen un jour de s’en fourrer un dans la narine… J’avais bien dit qu’il ne fallait pas les porter à la bouche, j’avais omis cet orifice… Il a fallu aller le récupérer avec une pince à épiler, je n’étais pas fière…  :-(

Revenons à nos versés.

Lors du dernier bain, j’ai remarqué qu’Antonin maitrisait vraiment bien le geste. Moi qui me disais que ses premiers versés auraient lieu cet été, dehors, sur notre petit balcon, j’ai changé d’avis. J’étais justement à la recherche d’une activité nouvelle, capable de l’absorber totalement pendant les repas de sa soeur. Aussitôt pensé, aussitôt proposé : j’ai disposé un petit pichet issu de sa dinette rempli d’eau à la moitié, son « verre » (il s’agit d’un capuchon de biberon) et une petite éponge pour essuyer les dégats (Antonin sait très bien le faire, et aussi essorer l’éponge… au-dessus du sol…).

Saisir par l’anse n’est pas encore automatisé !
Et un p'tit coup pour la route !

Bilan de l’activité : une cuisine pas du tout inondée, et le T-shirt, si peu, que ça n’est même pas la peine d’en parler ! Louiselle a pu boire ses biberons du jour dans une paix royale ! Et Antonin a déjà compris où je rangeais le matériel de cette activité, qu’il peut donc me réclamer en désignant l’étagère (et il ne s’en prive pas !).

Que du bonheur !

lundi 4 juin 2012

Encore du nouveau !

Plus les jours passent, plus Louiselle aime à rester éveillée, les yeux grand ouverts sur une dimension plus ou moins précise. La contemplation est devenue pour elle une activité à part entière, comme têter ou dormir… ou sourire (avec la bouche et les yeux) ! (Louiselle est Miss Sourire depuis la minute même de sa naissance ! Incroyable !!).

Donc, la Damoiselle passe à présent de longues minutes à observer les jeux de lumière du printemps (changeants, cette année, n’est-ce pas ?) depuis mes bras, la table à langer, son couffin ou notre lit. J’essaie de ne pas l’interrompre quand je la vois ainsi absorbée. Je dis bien : « J’essaie ! », car ces séances de contemplation peuvent durer jusqu’à 1/4 d’heure, et j’ai bien souvent un autre bébé dans les pattes qui lui, est dans une phase beaucoup plus motrice… Je gère chaque minute comme elle se présente !

La chambre d’Antonin a donc subi de légères modifications pour que Louiselle puisse mener à bien ses observations sans être dérangée.


Tout d’abord, notre vieux parc a repris du service. Il s’agit d’un parc que j’avais acheté d’occasion pour une bouchée de pain lorsqu’Antonin était tout petit, et qui finalement avait très peu servi. Je suis bien contente de le retrouver maintenant, non pour enfermer Louiselle, mais pour la préserver des caresses parfois un peu brusques de son frère. De plus, cela circonscrit bien « l’espace-Louiselle », ce qui est important pour le Damoiseau qui accepte gracieusement de prêter un bout de sa chambre. Reste pour lui à comprendre qu’il ne doit pas jeter de jouets dans le parc sur sa soeur (cela part d’un bon sentiment de partage, j’en suis sûre, mais…).


Voilà ce qui est venu s’ajouter tout naturellement à l’ensemble. Bien sûr, vous reconnaissez le mobile de Munari, dont j’ai terminé la réalisation la semaine dernière et dont je suis extrêmement fière !  ;-)

Et lorsqu’Antonin est, comme aujourd’hui, chez sa nourrice, j’ôte le parc pour plus d’accessibilité, et cela donne ça :

Même Louiselle est en noir et blanc !